30 septembre 2022

La Journée internationale de la Femme célébrée à la Cour constitutionnelle

La Journée internationale de la Femme célébrée à la Cour constitutionnelle

Commémorée à travers le monde et au Togo sous le thème « L’égalité aujourd’hui pour un avenir durable », le 8 mars 2022, Journée internationale de femme, a été célébrée à la Cour constitutionnelle. Ce thème nous interpelle sur le fait que sans l’égalité des sexes aujourd’hui, un avenir durable reste hors de notre portée.

La célébration de  l’édition 2022 de la Journée internationale de la femme à la Cour constitutionnelle a été marquée par une causerie-débat sur le thème « La  place de la femme au sein de la Cour constitutionnelle ». Cette causerie a réuni, autour de la gent féminine du personnel administratif, les collègues hommes et des membres de la Cour. La rencontre s’est déroulée à la grande salle d’audiences de l’institution.

En ouvrant la causerie, le secrétaire général, M. Tchalim Karbou, s’est félicité de cette initiative des femmes de l’institution, tout en les encourageant à « redoubler d’effort et à faire davantage preuve de responsabilité ».

Même son de cloche chez Mme Bliwéwé Pouli, épouse Dao, présidente du comité d’organisation, qui a, en outre, émis le vœu que « cet acquis soit perpétué ».

Le thème « La  place de la femme au sein de la Cour constitutionnelle » a été développé par Mme Yvette Karamoa, juriste à la Cour.

Dans son exposé, Mme Karamoa a, d’entrée, rappelé les origines de cette célébration, soulignant que l’idée de cette journée internationale remonte aux mouvements féministes du début du 20e siècle, en Europe et aux USA. Des femmes courageuses de ces pays ont, à l’époque, commencé à réclamer plus de droits pour la femme et l’égalité entre hommes et femmes. Pour reconnaître la légitimité de ces revendications, l’ONU a, en 1977, instauré cette journée internationale consacrée aux droits de la femme. En la matière, depuis 45 ans, on note des avancées notables, mais également des défis encore à relever dans toutes les nations du monde.

L’oratrice est ensuite longuement revenue sur « l‘égalité aujourd’hui pour un avenir durable », thème de la 45e édition.

Espoir permis après 25 ans d’existence de la Cour

Puis, elle a abordé le sujet, objet de son exposé : « la place de la femme à la Cour constitutionnelle ». Sur cette question, elle a relevé que depuis la mise en place de la Cour  en 1997, comparativement aux autres institutions de la république togolaise, les femmes ne sont presque pas représentées dans les postes de décision. En 25 ans d’existence, le bilan est mitigé. En effet, une seule femme a siégé en qualité de membre de la Cour constitutionnelle (2014-2019) et une autre a assumé le poste de secrétaire général de la Cour. Mme Karamoa s’est dite confiante quant à l’avenir, relevant avec grand espoir que le rôle de la femme sera plus accru dans les prochaines années au sein de la Cour.

Pour clore son exposé, Mme Karamoa a plutôt laissé entendre que la parole revenait à ses collègues présents et aux membres de la Cour de se prononcer sur la place de la femme au sein de la Cour.

Des échanges emprunts de convivialité et de franchise ont permis de faire observer que des efforts considérables ont été consentis par les autorités de la Cour pour assurer la promotion de la femme au sein de l’institution. Le nombre d’agents féminins est, par exemple, passé de trois (3) en 2020 à dix (10) en 2021. Deux de ces femmes occupent des postes de responsabilité.

Ces échanges ont également permis d’inviter la gent féminine à être son propre moteur de sa promotion, et ceci passe par plus d’ardeur au travail, plus d’efforts individuels et d’abnégation, etc.

La causerie a pris fin par un cocktail.